Recettes de survie

Démarrer un tournage de film documentaire pose toujours la même question : comment aller chercher ces images auprès des gens, sans leur voler leur image, sans avoir l’impression de leur voler quelque chose. Il s’agit de trouver un moyen d’échanger, d’amener quelque chose. Alors pourquoi ne pas leur amener des images de chez nous, pour équilibrer la balance, non seulement des images, mais de la découverte, et des émotions. Aller au delà de l’expérience d’être filmé pour eux, accepter d’être filmé soi aussi. Dans notre histoire s’agit-il d’emporter avec nous des images des pèlerinages de Lourdes et de Saint Jacques, de chercher les images des petits rituels de campagne et des prières intimes ?

 » S’il est une cinématographie dans laquelle l’auteur se doit d’être présent, par la voix ou physiquement, et pas seulement pour donner l’échelle comme les archéologues devant les monuments, ce sont bien les films à dimension (à prétention ?) anthropologique, qui témoignent de l’indispensable échange de recettes de survie que constitue cette science, à égalité, en partenariat avec les sociétés observées.  »

Daniel Pelligra, cinéaste, ethnologue

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